Que signifie Cloud Native ? Fonctionnalités clés et usages

Alan Zeichick | Senior Writer | 8 octobre 2025

Le cloud native computing est une manière de concevoir, créer, déployer et exécuter des applications en tirant pleinement parti des capacités d’une plateforme cloud. Si les logiciels traditionnels, parfois appelés logiciels monolithiques, peuvent s’exécuter dans un data center ou dans un cloud public, ils ne peuvent pas tirer parti de l’évolutivité et des gains de coûts offerts par l’environnement cloud.

C’est là que le cloud native computing entre en jeu. Au lieu d’être conçu comme une application unique installée sur un serveur, un logiciel cloud native est assemblé à partir de dizaines, de centaines, voire de milliers de petits composants logiciels. Ces composants, appelés microservices, sont placés dans des conteneurs installés sur des serveurs cloud. Les microservices communiquent ensuite via des réseaux sécurisés à haut débit et travaillent ensemble pour résoudre des problématiques métier.

Quels sont les avantages de cette approche modulaire ? Ils sont nombreux et nous les explorerons dans ce document. Voici quatre des avantages les plus importants.

  • Les microservices peuvent être écrits, testés et déployés indépendamment, ce qui accélère le processus de développement.
  • Si un défaut est détecté dans la conception ou l’implémentation d’un microservice, ce microservice peut être débogué, amélioré et remplacé sans impact sur le reste de l’application.
  • Si un microservice est surchargé en raison d’une utilisation exceptionnellement élevée, le conteneur de ce microservice peut être répliqué en un ou plusieurs clones identiques, chacun installé sur des serveurs différents, et le workload peut être réparti entre eux. Cela réduit, voire élimine, les goulots d’étranglement en matière de performances.
  • Les développeurs qui créent un microservice ont la flexibilité d’utiliser les outils, les architectures processeur et même les langages de programmation les plus adaptés au service qu’ils développent.

Allons plus loin dans ces concepts et présentons la terminologie utilisée pour décrire les spécificités du cloud native computing.

Que signifie Cloud Native ?

Le terme « cloud native » désigne le fait de concevoir, créer, déployer, exécuter et gérer des applications de manière à tirer parti du calcul distribué disponible dans le cloud. Les applications cloud native sont conçues et construites pour exploiter l'évolutivité, l'élasticité, la résilience et la flexibilité du cloud.

La Cloud Native Computing Foundation (CNCF), l’organisation indépendante qui gère de nombreuses normes ouvertes sur lesquelles repose le cloud native, définit ce concept ainsi.

Les technologies cloud native permettent aux organisations de créer et d’exécuter des applications évolutives dans des environnements modernes et dynamiques, tels que les clouds publics, privés et hybrides. Les conteneurs, les service en meshes, les microservices, l’infrastructure immuable et les API déclaratives illustrent cette approche.

Ces caractéristiques permettent de mettre en place des systèmes à couplage lâche qui sont résilients, gérables et observables. Associées à une automatisation robuste, elles permettent aux ingénieurs d’apporter fréquemment des changements à fort impact, de manière prévisible, avec un minimum d’efforts.

Cette définition mérite qu’on s’y attarde.

Les applications évolutives sont capables de gérer une augmentation des workloads sans qu’il soit nécessaire de réécrire ou de repenser le logiciel. Les environnements dynamiques mentionnés dans la définition correspondent aux plateformes cloud, comme Oracle Cloud Infrastructure (OCI), mais aussi aux autres clouds publics, privés et hybrides proposés par les principaux fournisseurs de services.

Les technologies décrites ici comprennent les conteneurs qui hébergent des microservices individuels, ainsi que l’infrastructure de service mesh qui relie ces conteneurs via des réseaux à haut débit, prenant en charge la sécurité, l’observabilité, l’application des politiques et la découverte de services. Une infrastructure immuable signifie qu’une fois déployés, les conteneurs ne sont jamais modifiés ; ils sont remplacés selon un processus soigneusement contrôlé. Cela permet à une application distribuée d’être à la fois prévisible et réplicable, c’est-à-dire que toutes les copies d’un conteneur ou d’un microservice seront strictement identiques.

Un dernier concept, très important, est celui de « couplage lâche ». Cela signifie que lorsque des microservices interagissent avec d’autres microservices, ils savent communiquer via des protocoles bien définis, appelés API déclaratives, qui décrivent précisément ce que fait le microservice, les données dont il a besoin et les données qu’il renvoie une fois son travail terminé. Le fonctionnement interne de ce microservice est masqué et peut être modifié à tout moment sans affecter les autres composants de l’application, ce qui rend l’ensemble plus résilient, plus évolutif et plus simple à mettre à jour.

Les applications cloud native peuvent s’exécuter sur n’importe quelle architecture cloud : publique, privée, hybride ou multicloud. Un cloud public est un cloud dans lequel les données sont transmises entre l’application cloud et l’utilisateur final, ou un data center d’entreprise, via Internet. Un cloud privé est un cloud dans lequel les données sont transmises entièrement au sein de réseaux sécurisés, par exemple un service cloud mis en place dans un data center. Un cloud hybride associe des clouds publics, des clouds privés et des data centers d’entreprise. En outre, un déploiement multicloud s’étend sur plusieurs fournisseurs de cloud commercial : une partie de l’application peut être sur OCI, et une autre peut s’exécuter sur Microsoft Azure, par exemple.

Schéma des caractéristiques du cloud native, description ci-dessous :
Les applications cloud native s’appuient sur des microservices exécutés dans des conteneurs installés sur des serveurs cloud. Les équipes DevOps, qui réunissent les fonctions traditionnelles de développeurs logiciels et d’administrateurs systèmes, utilisent l’intégration continue (CI) pour créer et améliorer les microservices, et la livraison continue (CD) pour déployer ces nouveaux microservices dans le cloud sans affecter le reste de l’application.

Points à retenir

  • Dans le cloud native, les grandes applications sont décomposées en modules appelés microservices.
  • Les microservices peuvent ensuite être conditionnés dans des conteneurs, qui peuvent être installés facilement sur des serveurs fournis par un fournisseur de cloud.
  • Les logiciels d’orchestration, comme Kubernetes, automatisent le déploiement et la gestion des microservices conteneurisés.
  • Les microservices sont conçus, codés, testés, déployés et gérés indépendamment, ce qui signifie qu’ils sont plus rapides à développer et peuvent être débogués et améliorés sans affecter le reste de l’application.
  • Comme les applications cloud native exploitent mieux un service de cloud commercial, elles s’exécutent plus efficacement, sans gaspiller de ressources, ce qui réduit les coûts d’exploitation du logiciel.

Ce qu'il faut savoir sur le cloud native

Les applications cloud native sont conçues sous forme de microservices indépendants, conditionnés dans des conteneurs légers et autonomes. Ces conteneurs sont hautement portables et peuvent être rapidement mis à l’échelle, à la hausse comme à la baisse, en fonction de la demande. En encapsulant les microservices dans des conteneurs, le cloud native permet un déploiement fluide dans de nombreux environnements d’exploitation, y compris les data centers et les services de cloud commercial, et sur différents types de serveurs, comme Linux ou Windows.

Dans les conceptions cloud native les plus courantes, une application est pensée pour répartir ses fonctionnalités entre des dizaines, des centaines, voire des milliers de microservices, chacun conçu pour accomplir une tâche spécifique. Une fois développé, chaque microservice est intégré dans une image de conteneur, c’est-à-dire un support de livraison qui peut être chargé sur un service puis exécuté. La norme la plus courante pour les conteneurs est Docker, un format open source de la CNCF, pris en charge par la quasi-totalité des fournisseurs de cloud.

Une application d’entreprise aboutie peut compter des milliers de conteneurs Docker. Comment déployer tous ces conteneurs sur un service cloud, les relier avec la sécurité et les réseaux à haut débit appropriés, s’assurer que les messages d’un microservice sont acheminés vers les bons destinataires, et gérer l’évolutivité ainsi que les pannes de service occasionnelles ? C’est là qu’intervient la plateforme Kubernetes open source. Comme Docker, Kubernetes est soutenu par la CNCF et est devenu la norme du secteur. Sans entrer dans tous les détails, il suffit de dire que Kubernetes gère et automatise toute la plomberie complexe nécessaire pour exécuter, administrer et mettre à l’échelle une grande application cloud native.

Avec des microservices dans des conteneurs Docker, et des conteneurs Docker déployés sur des services cloud par Kubernetes, vous obtenez une application cloud native complète, évolutive et résiliente.

Applications traditionnelles et applications cloud native

À l’opposé d’une application cloud native, on trouve une application traditionnelle, ou monolithique, conçue autour d’une base de code unique, généralement par une seule équipe de développement. Le logiciel est écrit et testé par cette équipe, puis transmis à une équipe Ops pour être déployé sur un serveur. Si le logiciel comporte un défaut, l’équipe de développement identifie le problème, révise le logiciel et remet une nouvelle version à l’équipe des opérations. Cette dernière arrête alors le logiciel d’origine, installe la version de remplacement et redémarre. Le même processus s’applique pour ajouter de nouvelles fonctionnalités : l’application entière doit être remplacée et réinstallée.

À l’inverse, une application cloud native est développée comme un ensemble de nombreux microservices, chacun constituant un composant logiciel distinct. Ces composants sont conçus, codés, testés et déployés indépendamment, sans affecter le reste de l’application, ce qui accélère le processus de modification et rend les mises à jour plus fluides. Les développeurs peuvent choisir les meilleurs outils, y compris les langages de programmation, en fonction du microservice qu’ils réalisent.

Prenons une analogie : imaginez que, chez vous, le robinet de la toilette invités commence à fuir. Pour le réparer, vous devriez quitter votre maison 4.1, la remplacer par la maison 4.2 qui n’a pas de robinet qui fuit, puis réemménager. Vous voulez remplacer un lavabo simple par une double vasque ? Déménagez dans la maison 4.3. C’est le modèle monolithique, ou logiciel traditionnel. Vous feriez cela ? Bien sûr que non. Un plombier remplacerait le robinet, ou un artisan rénoverait la salle de bains des invités, sans toucher au reste de la maison. C’est le modèle cloud native.

Principaux composants du développement cloud native

L’arrivée du cloud native computing a également introduit de nouveaux concepts et une nouvelle terminologie, essentiels pour comprendre les avantages de ce modèle. Parmi ces obstacles :

  1. Conteneurs et conteneurisation

    Kubernetes est conçu pour la haute disponibilité (HA). Ses fonctionnalités automatiques de réparation des conteneurs défaillants constituent l’épine dorsale du cloud native. Ces packages légers et autonomes, souvent créés avec Docker, incluent toutes les dépendances nécessaires pour assurer une exécution cohérente des applications dans différents environnements informatiques. La conteneurisation favorise la portabilité des applications et facilite un déploiement rapide.

    Les conteneurs fournissent un environnement standardisé et isolé, permettant aux applications de s’exécuter de manière indépendante et réduisant le risque de conflits entre dépendances. Cet isolement renforce la sécurité en limitant les vulnérabilités potentielles à des conteneurs individuels. La légèreté des conteneurs contribue également à une utilisation efficace des ressources.

  2. Architecture des microservices

    Les microservices consistent à découper des applications complexes en services plus petits et indépendants. Chaque service se concentre sur une fonction spécifique, ce qui permet d’accélérer le développement grâce au travail en parallèle sur différents services.

    L’architecture microservices favorise l’agilité et la flexibilité. Chaque microservice peut être développé, déployé et mis à l’échelle de façon indépendante, ce qui permet des mises à jour rapides et des lancements de nouvelles fonctionnalités. Cette modularité améliore également l’isolation des pannes : les problèmes d’un service n’affectent pas l’ensemble de l’application.

  3. Infrastructure immuable

    L’infrastructure immuable est un principe selon lequel les ressources déployées ne sont jamais modifiées directement. Les modifications sont mises en œuvre en créant de nouvelles instances avec des configurations mises à jour, pour garantir la cohérence et simplifier les procédures de restauration. Les outils d’infrastructure-as-code (IaC) automatisent le provisionnement de l’infrastructure, améliorant l’efficacité et la répétabilité.

    L’IaC permet de définir l’infrastructure sous forme de code pour un meilleur contrôle des versions, des tests automatisés et un déploiement cohérent d’un environnement à l’autre. Cette approche considère l’infrastructure comme un composant essentiel de l’application, soumis à la même rigueur de gestion et de contrôle que la base de code.

  4. Automatisation et orchestration

    L’automatisation est un aspect crucial du cloud native : elle vise à permettre des déploiements à grande échelle qui seraient difficiles à gérer manuellement. Les outils d’orchestration de conteneurs, comme Kubernetes, automatisent la gestion et le déploiement des applications conteneurisées. Ces outils offrent une haute disponibilité, une allocation efficace des ressources et une mise à l’échelle simplifiée, rendant les systèmes distribués complexes plus faciles à gérer.

    L’automatisation et l’orchestration sont essentielles pour atteindre l’évolutivité, la tolérance aux pannes et les capacités d’auto-réparation qui définissent les systèmes cloud native. Les services cloud Kubernetes permettent une allocation dynamique des ressources, afin que les applications puissent s’adapter à la demande, et facilitent la récupération automatisée en cas de panne.

  5. Observabilité et contrôle

    Les applications cloud native sont conçues en intégrant l’observabilité ; cela signifie que les développeurs peuvent mieux comprendre le fonctionnement interne de leurs systèmes. Cela implique de collecter et d’analyser des indicateurs, des journaux et des traces, afin d’obtenir une visibilité sur les performances, l’utilisation des ressources et les problèmes potentiels.

    Des outils de contrôle avancés offrent une visibilité en temps réel sur l’état de santé et les performances des applications. Ces outils permettent une résolution proactive des problèmes, en aidant les développeurs à identifier et résoudre les incidents avant qu’ils n’impactent les utilisateurs. Les services d’observabilité et de gestion sont essentiels pour optimiser les performances des applications et l’allocation des ressources.

  6. Résilience et auto-réparation

    La résilience est une caractéristique clé des systèmes cloud native : elle les aide à se remettre d’une panne et à rester stables. Des stratégies telles que la réplication, l’équilibrage de charge et des mécanismes de récupération automatisés permettent d’y parvenir. Ces capacités d’auto-réparation, comme on les appelle, détectent et corrigent les problèmes sans intervention manuelle, ce qui maintient une haute disponibilité.

    Les applications cloud native sont conçues pour gérer les pannes de manière fluide et limiter au maximum les temps d’arrêt. Les mécanismes d’auto-réparation détectent et résolvent automatiquement les problèmes, afin d’assurer un fonctionnement optimal des applications. Cette résilience est essentielle pour les opérations critiques de l’entreprise et garantit une expérience utilisateur fiable.

Vidéo : Qu’est-ce que le cloud native ?

Avantages de l’adoption d’approches cloud native

L’approche cloud native offre aux organisations la possibilité d’obtenir des bénéfices significatifs par rapport à l’exécution d’applications monolithiques traditionnelles. Ces avantages comprennent :

  • Évolutivité et flexibilité. Les applications cloud native offrent une évolutivité dynamique pour répondre à la demande. Les conteneurs et les microservices permettent une mise à l’échelle fine pour une utilisation efficace des ressources et une meilleure rentabilité. Cette flexibilité permet aux entreprises de s’adapter rapidement aux évolutions du marché.
  • Développement agile et accélération de la mise sur le marché. L’approche cloud native accélère les cycles de développement. Une architecture microservices permet un développement en parallèle, en donnant aux équipes la possibilité de travailler simultanément sur différents services. Cela se traduit par des mises en production plus rapides, ce qui peut donner à votre entreprise un avantage concurrentiel.
  • Efficience des coûts. L’architecture cloud native optimise l’utilisation des ressources, ce qui peut générer d’importantes économies. Les organisations ne paient que les ressources qu’elles utilisent, et les processus automatisés réduisent les coûts opérationnels en limitant les efforts manuels.
  • Fiabilité renforcée et haute disponibilité. Les systèmes cloud native sont conçus pour être résilients afin d’offrir une haute disponibilité. La redondance, l’équilibrage de charge et les mécanismes d’auto-réparation maintiennent la disponibilité des applications, même en cas de panne. C’est essentiel pour les opérations critiques de l’entreprise, et les mises à jour logicielles peuvent être déployées avec un minimum de temps d’arrêt.
  • DevOps et CI/CD. Le cloud native s’aligne naturellement avec les pratiques DevOps et permet de mettre en place des pipelines efficaces d’intégration continue et de livraison continue (CI/CD). L’automatisation simplifie le cycle de vie du développement, en favorisant la collaboration et l’efficacité.
  • Portabilité fondée sur des standards. Les services cloud native s’appuient souvent sur des technologies open source et fondées sur des standards pour l’interopérabilité et la portabilité des workloads. Cela peut réduire la dépendance à un fournisseur et permettre l’utilisation d’une infrastructure mondiale, ce qui peut se traduire par une latence plus faible et de meilleures performances pour les utilisateurs partout dans le monde.
  • Sûr par conception. Le cloud native intègre la sécurité à tous les niveaux. Les conteneurs fournissent des environnements isolés, contribuant à réduire le risque de vulnérabilités. Les mises à jour de sécurité automatisées et l’application des politiques renforcent encore la posture de sécurité, ce qui rend le cloud adapté même aux cas d’usage les plus exigeants en matière de sécurité.

Voici quelques-unes des principales caractéristiques et des principaux avantages du cloud native computing.

Fonctionnalités Avantages
Architecture des microservices Lorsque les applications d’entreprise sont écrites sous forme de petits blocs de code, chacun réalisant une fonction métier différente, appelés microservices, l’application devient plus rapide à développer, plus simple à gérer, plus évolutive, plus résiliente et beaucoup plus facile à mettre à niveau et à enrichir.
Conteneurs et conteneurisation Les microservices sont souvent empaquetés dans des conteneurs, qui peuvent être facilement déployés sur des serveurs cloud. Comme un conteneur est soigneusement construit et défini, il peut s’exécuter sur n’importe quel serveur compatible au sein d’un service cloud. Vous pouvez même déployer plusieurs copies d’un conteneur si nécessaire pour gérer un workload important, et remplacer simplement un ancien conteneur par une version mise à niveau, sans affecter le reste de l’application.
Intégration continue et livraison continue (CI/CD) La CI/CD est un processus dans lequel les équipes de développement utilisent une approche de type pipeline pour concevoir, créer, tester et déployer des microservices dans des conteneurs, puis déployer ces conteneurs sur des serveurs cloud. La CI/CD accélère les cycles de mise en production, améliore la productivité des développeurs et se prête bien à des processus automatisés pour déployer les logiciels plus rapidement.
Infrastructure immuable Les composants immuables, tels que les conteneurs, ne sont jamais modifiés après leur déploiement. En cas de modification, le conteneur est remplacé. Les avantages sont la cohérence du logiciel, des déploiements simplifiés et la possibilité de répliquer facilement une application dans un nouveau data center cloud, voire chez un nouveau fournisseur de services.
Pratiques DevOps DevOps consiste à réunir les équipes traditionnelles de développement et d’exploitation au sein d’une seule et même entité. Les équipes DevOps écrivent le logiciel, le testent, puis le déploient et le gèrent après le déploiement. Combiné à la CI/CD et à l’automatisation, ce modèle permet de déployer rapidement de nouveaux logiciels et, comme il n’y a pas de renvoi de responsabilité, les problèmes peuvent être résolus vite.
Observabilité et contrôle L’observabilité aide les équipes DevOps à comprendre ce qui se passe à l’intérieur d’une application pendant son exécution. Le contrôle consiste à consulter les fichiers journaux et à étudier les indicateurs de performance. Ensemble, ils aident les équipes à détecter et corriger les problèmes plus rapidement, à ajuster les performances et à satisfaire aux exigences de niveau de service, afin d’offrir la disponibilité et la réactivité promises.
Plateformes cloud Les plateformes cloud, comme OCI, fournissent généralement tout ce qu’il faut pour exécuter des applications cloud native, notamment des serveurs capables d’héberger des conteneurs Docker, des réseaux sécurisés à haut débit, des moteurs Kubernetes préinstallés et des outils pour faciliter l’observabilité et le contrôle. L’évolutivité des applications cloud native contribue à améliorer l’efficacité et à réduire les coûts d’exploitation des logiciels cloud native.

Défis liés au cloud native

Le cloud native computing peut sembler complexe. C’est parce qu’il l’est, surtout pour les organisations qui découvrent le cloud après avoir passé des années, voire des décennies, à construire des environnements logiciels monolithiques traditionnels. Voici quelques-uns des défis auxquels les organisations sont confrontées lorsqu’elles adoptent le cloud native computing pour la première fois.

  • Complexité, lacunes de compétences et courbe d’apprentissage. Les architectures cloud native peuvent être complexes, en particulier pour les applications de grande envergure. Les microservices ajoutent des couches d’abstraction supplémentaires, qui exigent une conception et une gestion rigoureuses. Envisagez d’investir dans la formation et la montée en compétences de vos collaborateurs afin qu’ils puissent travailler efficacement avec ces technologies.
  • Changement de culture. Adopter le cloud native nécessite souvent une transformation culturelle. Les pratiques DevOps, la collaboration interfonctionnelle et une évolution vers l’automatisation et l’agilité sont essentielles. Cela peut impliquer de faire évoluer des processus et des structures organisationnelles bien établis, et de mobiliser l’adhésion de toutes les parties prenantes, des équipes techniques comme des métiers.
  • Sécurité et conformité. Si le cloud native peut renforcer la sécurité, il introduit aussi de nouveaux points de vigilance. Les organisations doivent, par exemple, maintenir des communications sécurisées entre les microservices, ce qui nécessite la mise en place et l’application de contrôles de sécurité, ainsi que le respect des réglementations de conformité.
  • Gestion des systèmes distribués. Les architectures cloud et les exigences liées à l’utilisation de Kubernetes peuvent être très différentes des pratiques habituelles de votre équipe d’ingénierie.
  • Gestion des coûts. La flexibilité du cloud native peut entraîner des pics de coûts si elle n’est pas correctement gérée. Les organisations peuvent mettre en place des stratégies de contrôle et tirer parti des outils des fournisseurs de cloud pour optimiser les coûts.

Bonnes pratiques pour mettre en œuvre des solutions cloud native

Aucune organisation ne suivra exactement le même chemin vers le cloud native computing. En revanche, vous constaterez que la plupart gardent à l’esprit ces sept bonnes pratiques.

  1. Adopter une architecture microservices. Vos architectes découperont les applications en microservices indépendants, chacun étant centré sur une fonction métier spécifique. Ensuite, vos développeurs, ou idéalement vos équipes DevOps, pourront développer, tester, déployer et mettre à l’échelle ces microservices de manière indépendante, pour gagner en agilité et en résilience.
  2. Standardiser les conteneurs. Utiliser des conteneurs, généralement Docker, pour conditionner les microservices dans des unités faciles à déployer et à gérer permet d’assurer la fiabilité, du développement à la production, en particulier si vous utilisez un pipeline CI/CD.
  3. Automatiser le déploiement et la mise à l’échelle. Vos équipes DevOps peuvent utiliser la CI/CD pour automatiser les builds, les tests et les déploiements, afin d’accélérer et de fiabiliser la livraison logicielle. De plus, si vous utilisez une plateforme comme Kubernetes, votre pipeline peut gérer la mise à l’échelle automatique et réduire le risque d’erreur humaine.
  4. Utiliser l’infrastructure as code (IaC) et une infrastructure immuable. Des chaînes d’outils avancées d’IaC et d’immutabilité peuvent s’intégrer à Kubernetes pour automatiser la création de réseaux sécurisés à haut débit et garantir que votre application puisse être rapidement installée là où vous en avez besoin.
  5. Prioriser l’observabilité et le contrôle. On ne peut pas gérer ce qu'on ne voit pas. Insistez donc sur le fait que les microservices doivent être conçus pour générer des journaux robustes et prendre en charge les standards courants d’observabilité et de contrôle.
  6. Intégrer la sécurité à tous les niveaux. Intégrer la sécurité à chaque étape de la conception et du déploiement des applications est essentiel. De nombreuses organisations choisissent d’adopter une approche zero-trust.
  7. Optimiser les coûts et l’utilisation des ressources. Le cloud est une ressource d'OpEx (dépense opérationnelle) : plus vous l’utilisez, plus la facture augmente. Ainsi, contrairement aux applications traditionnelles dans un data center, améliorer l’efficacité et dimensionner correctement les ressources en fonction des workloads produit un bénéfice immédiat.

Accélérez le développement d’applications grâce à l’agilité cloud native

Oracle fournit tout ce qu’il faut pour développer et déployer des applications cloud native, notamment des outils, des services et de l’automatisation, afin que les équipes de développement puissent avancer rapidement tout en réduisant le nombre de tâches opérationnelles.

Les services cloud native d'Oracle sont exécutés sur Oracle Cloud Infrastructure (OCI), qui offre une plateforme basée sur des normes avec des performances plus élevées et des coûts inférieurs à ceux des autres fournisseurs cloud. En tirant parti de services basés sur l’open source et des standards ouverts, OCI permet aux développeurs d’exécuter des applications sur n’importe quel cloud ou environnement sur site sans refactorisation. Cette flexibilité vous donne la liberté de vous concentrer sur la création et l’innovation, par exemple en vous appuyant sur une IA générative puissante et même sur des services IA/ML préconstruits, pour donner de nouvelles capacités et davantage d’intelligence à vos applications existantes.

Le développement d'applications cloud native offre-t-il réellement de meilleures applications que les applications développées traditionnellement ? Oui. Les avantages des applications cloud native sont clairs : les applications cloud native peuvent évoluer, car leurs fonctions sont divisées en microservices et permettent la gestion individuelle. De plus, les applications cloud native peuvent s’exécuter de façon hautement distribuée, en conservant leur indépendance et en allouant les ressources selon les besoins de l’application.

Les applications cloud native peuvent renforcer la stratégie et la création de valeur, car elles offrent une expérience cohérente sur les clouds privés, publics et hybrides. Elles permettent à votre organisation de tirer pleinement parti du cloud en exécutant des applications évolutives, fiables et réactives.

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FAQ sur le cloud native

Quelle différence entre l’architecture cloud native et les architectures d’applications traditionnelles ?

L’architecture cloud native découpe les applications métier volumineuses et complexes en de nombreux microservices, chacun réalisant une fonction métier. L’application fonctionne lorsque ces microservices communiquent entre eux via un réseau à haut débit pour collaborer sur une tâche. Chaque microservice est défini, conçu, développé, testé, déployé, géré et mis à niveau séparément, ce qui peut permettre des déploiements plus rapides et une évolutivité bien supérieure. Par exemple, lorsqu’un microservice subit un workload élevé, une application cloud native peut automatiquement créer une copie de ce microservice sur un autre serveur et répartir le workload entre les deux. À l’inverse, une architecture applicative traditionnelle repose sur une base de code unique, un monolithe, conçu, développé, testé et déployé comme une seule unité. Les corrections ou les mises à niveau modifient le monolithe, qui doit ensuite être redéployé. C’est pourquoi les déploiements de logiciels sont souvent lents. L’évolutivité est un défi et nécessite souvent soit de réarchitecturer, voire de réécrire, le logiciel, soit de l’installer sur un serveur plus rapide et plus coûteux.

Comment les entreprises peuvent-elles efficacement faire évoluer leurs applications existantes pour qu’elles deviennent cloud native ?

Les applications monolithiques existantes peuvent être réarchitecturées en applications cloud native. Le processus consiste à identifier les parties du code pouvant être isolées sous forme de microservices, en commençant souvent par les sections les plus faciles à séparer ou celles qui créent des goulots d’étranglement de performances. En traitant ces sections une par une, une application monolithique peut bénéficier de nombreux avantages de l’approche cloud native.

Qu’est-ce que la CNCF ?

La Cloud Native Computing Foundation (CNCF) est une organisation open source, indépendante des fournisseurs, hébergée par la Linux Foundation. La CNCF a pour objectif de promouvoir les technologies cloud native et apporte un soutien essentiel à de nombreux projets et standards du secteur, tels que le format de conteneur Docker et la plateforme Kubernetes d’automatisation et d’orchestration des conteneurs. De nombreux fournisseurs de services cloud, dont Oracle, contribuent aux travaux de la CNCF et ont adopté ses standards pour promouvoir l’interopérabilité entre les écosystèmes cloud.

Quelle est la différence entre le cloud et le cloud native ?

Le cloud désigne des services informatiques hébergés par des fournisseurs de services commerciaux, tels qu’Oracle. Ces services informatiques comprennent des serveurs de nombreux types, des réseaux à haut débit, des systèmes de stockage, des bibliothèques de fonctions avancées (par exemple pour l’IA et la sécurité), et même des applications métier. Presque tous les sites Web ou applications auxquels vous accédez via un navigateur Web se trouvent entièrement ou partiellement dans le cloud ; le reste réside dans des data centers d’entreprise. De nombreuses applications mobiles s’appuient elles aussi sur le cloud pour fournir des fonctionnalités essentielles.

Le cloud native est une approche de développement d’applications métier qui découpe l’application en dizaines ou centaines de microservices. Chaque microservice encapsule un élément clé de la fonctionnalité métier. L’application se combine pour résoudre des problématiques métier lorsque ces microservices collaborent entre eux via des réseaux sécurisés à haut débit, chaque microservice réalisant sa propre partie du workload. Les applications cloud native exploitent les ressources d’un fournisseur de services cloud pour rendre l’application évolutive, efficace et résiliente.